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La cravache, inutile en CSO ?

Des études scientifiques ont déjà montré que l'utilisation de la cravache en courses hippiques n'avait pas d'effet sur l'ordre d'arrivée de la course (voir Cheval magazine de septembre 2013). Des chercheurs Anglais viennent de se pencher sur son utilisation en CSO en termes de résultats sportifs et « d'efficacité » suivant le niveau des compétiteurs. Pour cela ils ont observé 229 cavaliers professionnels et autant de cavaliers amateurs.

 

Les amateurs s'avèrent plus enclins à posséder une cravache (69%) que les professionnels (62%). Sur le terrain, 20% des cavaliers qui ont une cravache l'utilisent, les amateurs s'en servant deux fois plus que les professionnels. Pour les chercheurs, le niveau et l'expérience du cavalier et/ou du cheval expliquerait la moindre nécessité de l'utilisation de la cravache chez les professionnels.

 

Côté résultats en compétitions, les cavaliers qui possédaient une cravache réalisaient 1,3 fois plus de faute que ceux qui n'en n'avaient pas. De plus, parmi les cavaliers ayant une cravache, ceux qui l'utilisaient avaient moins de chance de faire un tour sans faute que ceux qui ne s'en servaient pas. En résumé, les résultats sont d'autant plus mauvais que le cavalier possède une cravache et s'en sert !

 

A l'image des précédentes études qui ont eu pour conséquence de limiter le nombre de coups de cravache en course hippique (8 sur le plat en France), ces nouveaux travaux pourraient faire évoluer la réglementation en jumping. Actuellement la FEI autorise son utilisation en CSO mais interdit son utilisation excessive. Elle limite à trois coups à la fois dans ses épreuves mais toute utilisation considérée comme cruelle peut être condamnée. Ce fut le cas par exemple de l'Américain Morrissey sanctionné pour avoir donné 13 coups de cravache sur un concours en 2010.

 

Source : Cheval Mag

          "Evaluation of whip use and prevalence in elite and non-elite show jumpers."

          Catherine Watkins and Darcy Murphy. Congrès de l'ISES 2013


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